13
jan
10

La “télé 3D” s’installera bientôt dans nos salons…

Qui aurait cru un jour pouvoir regarder des images de télévision en 3D dans son salon ?

Aujourd’hui, il ne semble plus faire aucun doute que la « télé 3D » représente l’avenir de l’imagerie. La technologie 3D a été présentée comme la star du Customer Electronic Show, le plus grand salon electronique du monde. Si l’image en relief s’est déjà invitée au cinéma, (sans doute dans le but d’apporter un moyen efficace pour lutter contre le piratage, en invitant le spectateur à partager une expérience 3D à travers de nouvelles sensations, bien au-delà du visionnage classique d’un film), elle est sans doute prête à trouver sa place à la télévision.

L’adaptation d’une image 3D sur un écran de télévision est certes difficile, mais la technologie est déjà au point puisqu’elle n’est plus présentée comme un concept marginal dans les salons spécialisés dans l’électronique. Bien sûr, pour que cette technologie s’invite dans nos salons, les constructeurs seront amenés à produire des téléviseurs incluant la possibilité de visionner les programmes en 3D, via le port de lunettes « stéréoscopiques » adaptées. Les recherches permettront sans aucun doute de se débarrasser de cette contrainte, en proposant des affichages 3D stéréoscopiques qui permettront de regarder des images 3D directement depuis l’écran de télévision. Pour l’instant, les premiers téléviseurs 3D sont déjà proposés par Samsung, Sony, Panasonic et Toshiba, qui maîtrisent cette technologie (cf: “la télé veut faire découvrir de nouvelles sensations” – le figaro). Les constructeurs prévoient d’ailleurs « un décollage commercial de la TV en 3D en Europe courant 2010 » (cf : 2010, l’Odyssée de la Télé 3D? – ZdNet). Dans un premier temps, les images 3D seront disponibles à partir de contenus (films, documentaires, jeux vidéo…) proposés sur disques Blu-ray lisibles sur platines Blu-ray. Mais nous pouvons déjà imaginer que l’image 3D sera proposée par les fournisseurs d’accès à internet, par l’intermédiaire d’une offre triple-play. Ainsi, les spectateurs pourront profiter d’une nouvelle façon de visionner leur télévision.

Beaucoup de questions se posent, notamment sur le coût de la technologie 3D, la possibilité d’adapter tous les programmes au format 3D, ainsi que la capacité à rendre cette technologie agréable à utiliser au quotidien. De plus, si les écrans de télévision s’adaptent à l’image 3D, qu’adviendra t-il des écrans d’ordinateurs ? Ne seront-ils pas eux aussi amenés à intégrer cette technologie pour pouvoir diffuser les programmes des chaînes télévisées en 3D ?

30
déc
09

Une fenêtre ouverte sur internet : Les Widgets

Dans un avenir très proche, nous pourrons regarder les programmes télévisuels tout en surfant sur le net, en utilisant des applications. Ces télévisions se substitueront aux kits et surement aux portails par les fournisseurs d’accès (s’il n’y a pas de valorisation et d’amélioration).

Avant de commencer il est nécessaire de définir le terme de Widgets. Le « Widget » est un  terme du jargon informatique. «  Il s’agit de la contraction du mot Windows et du mot gadget. Il recouvre deux notions distinctes en relation avec les interfaces graphiques ». Un widget peut être un composant d’interface graphique, c’est-à-dire un élément de base d’une interface graphique (bouton, ascenseur, liste déroulante…). De plus il existe, aussi, des widgets interactifs ; il s’agit de petits outils permettant d’obtenir de l’information (météo, carte routière actualité).

Avec l’apparition des Widgets la télévision va devenir plus interactive. Fini la télé moderne comme on la connait, avec très peu  ou pas d’interactivité. On pensait que l’avenir de la télévision serait dans l’Internet… En réalité, Internet ne changera pas la conception traditionnelle de la télévision. D’ailleurs Patrick Barry Dirigeant du projet « Connected TV » pour Yahoo affirme déjà que « la révolution de l’Internet sera télévisée ». Internet sur la télévision  n’est pas seulement d’utiliser l’écran de télé comme un simple écran d’ordinateur personnel. Il ne faut pas oublier que la télévision se regarde à plusieurs, en famille, surtout dans le cas de la télévision de salon.

En pratique les widgets sont  des fenêtres qui apparaîtront sur l’écran de la télé grâce aux boutons de la télécommande. Si l’utilisateur veut voir la météo, les cours de la bourse, ou même les actualités, en direct tout en regardant une émission, ça sera possible. Mais ce n’est pas tout. Il existera toute sorte de widgets pour Myspace, Facebook ;  l’utilisateur pourra poster des photos sur Flick, ou des vidéos sur youtube, et des widgets pour twitter afin d’apprendre les derniers nouvelles en même temps que le journal télévisé. D’une simple pression sur les boutons de la télécommande, l’utilisateur pourra suivre ses enchères sur Ebay. Les widgets seront surement illimités, et tout le monde y trouvera son bonheur.

Dans le cas de  « Connected TV » de Yahoo, le produit semble déjà avoir bien marché.

Plusieurs constructeurs de télévision ont déjà recours au service. En effet Samsung (photo ci- dessous)  a déjà mis sur le marché américain plus de 7 millions de téléviseurs équipés. Avec un coût de 80$  (soit environ 60€) pour équiper les téléviseurs (cout total d’un téléviseur 1900 €), mais il faut que le client ait une connexion internet.

Tous les constructeurs vont se mettre à l’aire du Widget. Cependant cette technologie ne semble pas être encore tout à fait aboutie. En effet, l’utilisateur d’un téléviseur Widget ne peut naviguer que sur un portail dédié. Or, il serait intéressant que la navigation soit aussi « multi pratique », comme sur les navigateurs Firefox et Internet Explorer. Cela est sûrement dû au fait qu’Internet sur la télé doit avoir une utilisation plus simple et plus conviviale.

30
déc
09

“La télévision sur l’Internet” différent de “l’Internet sur la télévision”.

Avant de commencer il est important de mettre l’accent sur la nuance suivante : « La télévision sur internet » et « Internet sur la télévision ».

I La télévision sur internet

La télévision sur internet (en informatique : multiposte), comme son nom l’indique, est la possibilité qu’offrent les fournisseurs d’accès comme SFR neuf box, ou free (pour la France) de visualiser via un logiciel multimédia comme VLC media player ou une page web quelques chaines de la télévision sur un ordinateur (PC, Mac).
Exemple : SFR neuf box permet de visionner certaines chaînes de la télévision avec « TV sur PC »
Avec ce module SFR permet à ses clients de regarder les programmes télés de leur ordinateur. On peut remarquer qu’il n’y a pas toutes les chaînes habituelles de la télévision. Certaines chaînes ont préféré se retirer du multiposte pour des raisons de copie pirate. En effet ces chaines ne veulent pas que les internautes enregistrent leurs émissions sur leur PC (TF1, groupe M6).

La qualité de l’image et du son sont très altérées.
Dans ce cas, la télévision est seulement un contenu dans le contenant : internet, mais aucune interactivité n’est possible entre internet et la les émissions des chaînes de télés). Il s’agit, simplement d’un autre terminal pour la média télé.


II Internet sur la télévision

Internet sur la télévision est une nouveauté qui ne va pas tarder à arriver chez nous. Accéder à internet via un poste de télévision sans ordinateur va maintenant être possible : la télévision devient un nouveau terminal (un terminal alternatif) pour le média Internet (Pour l’instant les seuls terminales permettant d’utiliser Internet sont les ordinateurs : PC, Mac, et certains mobiles : les Smartphones avec des forfaits adaptés). Seules les nouvelles technologies permettent de telles performances.
De nombreuses personnes sont rebutées par l’utilisation de l’informatique ; elles trouvent complexe l’utilisation des ordinateurs. Ce sont surtout les personnes âgées qui ont du mal avec l’informatique. C’est l’une des raisons pour laquelle les fabricants de télévisions, les sociétés informatiques et d’électronique se sont penchés sur une nouvelle alternative pour Internet, avec le terminal télé. La télévision sera un terminal interactif.
Internet sur la télévision trouve, aussi, son intérêt dans la facilité et la convivialité d’un poste de télé. Les utilisateurs surferont confortablement installés dans leur canapé.

L’accès à Internet sur la télévision va se faire de deux façons :

- Soit par l’ajout d’un boitier externe à la télévision : le net box
- Soit sans ajout d’accessoire à la télévision : Il s’agit de l’offre widgets « connectés »

28
déc
09

Allons-nous vers une télévision sociale?

Nous le savons tous déjà, la télévision connaît une révolution. De plus en plus connectée à Internet, les services et les applications qu’elle propose sont désormais semblables aux services que l’on peut trouver sur Internet. Si Internet se lie de plus en plus à la télévision, c’est parce que les enjeux économiques sont importants. Nous savons qu’Internet fait de plus en plus d’adeptes. Sa croissance augmente au fur et à mesure que les foyers s’équipent de cette technologie. Cela dit, il est difficile de mesurer et d’analyser les audiences trop volages d’internet. Bientôt, la croissance d’Internet se stabilisera, puisque la plupart des foyers en seront équipés. Ainsi, pour donner l’occasion aux individus de se connecter plus souvent, il est important de leur offrir une multitude de supports adaptés, allant de l’ordinateur à la télévision, en passant par le téléphone mobile. Si les constructeurs considèrent que l’avenir de la télévision ne peut passer que par une télévision connectée à Internet, c’est bien parce que le succès d’internet apportera une bouffée d’audiences à la télévision. Une télévision connectée à Internet intéressera beaucoup plus le téléspectateur (le cyber-spectateur) et le fidélisera davantage aux programmes qu’il regardera. La télévision IP proposera des applications et des services en ligne plus modernes aux utilisateurs qui y seront exposés.

D’après un compte rendu de Forrester, les télévisions connectées devraient représenter près d’un 1/3 du parc d’ici 2014. Cela confirme donc l’engouement autour d’une Télévision IP. Ce marché intéresse autant les constructeurs de téléviseurs que les éditeurs de services Internet et les fabricants de microprocesseurs, qui adaptent leurs technologies aux besoins de la télévision. Ainsi, nous pouvons imaginer que l’avenir de la télévision sera porté par un nouveau souffle qui lui permettra d’équiper les téléviseurs d’applications jusque là réservées aux médias sociaux. Des applications connectables à la télévision. Ainsi, si Facebook et Twitter sont aujourd’hui connectables aux consoles de jeux comme la Xbox 360, il sera bientôt possible d’utiliser ces réseaux sociaux directement depuis le téléviseur, grâce à une box reliée à Internet, ou peut être même grâce à une technologie directement intégrée dans le téléviseur, sans avoir besoin de passer par une console. Le futur de la télévision pourrait donc bien s’apparenter à une télévision sociale qui aura pour conséquence de mieux capter l’attention d’utilisateur en leur laissant la possibilité de consulter et de cultiver leurs réseaux sociaux respectifs. Bien évidemment, les applications qui équiperont la télévision sociale devront être cohérente avec l’idée de la télévision traditionnelle. Si ces applications veulent être efficaces, elles  devront respecter la passivité du téléspectateur qui recherche la détente lorsqu’il regarde son écran de télévision.

Voici une vidéo extraite de l’émission Eurêka du 12 novembre 1969. L’interview de Jean D’ARCY (Directeur de l’information audiovisuelle de l’ONU) laisse déjà entrevoir l’avenir de la télévision : “Il va falloir trouver un nouveau mot pour définir cette nouvelle approche de l’image et du son, car la télévision implique la passivité face aux informations, ce qui ne sera plus le cas dans le futur

(source: http://www.moovie.fr/index.php/2008/06/27/la-tlvision-du-futur-en-69-internet)

01
jan
10

Nouveaux besoins, nouvelles technologies, environnement économique changeant pour l’avènement d’une télévision du futur…

Face aux évolutions actuelles et futures de la télévision, ainsi que de l’utilisation qui en est faite par les téléspectateurs, les chaines de télévision se doivent de suivre et d’adapter leur mode de diffusion afin de rester dans la course. Le système de diffusion des programmes de télévision est, pour les chaines, et à l’heure actuelle, complexe.

En effet, les chaines de télévision ne sont pas les seules à décider de la programmation, et doivent faire face à des intermédiaires. Il s’agit de parties prenantes dont il faut tenir compte tout au long du processus de programmation et de diffusion des émissions télévisées. Ainsi, la diffusion sur le canal hertzien passe par une négociation avec le diffuseur TDF. Lorsque les chaines choisissent d’être diffusées par câble ou satellite, elles doivent encore tenir compte d’opérateurs tels que Numéricable ou CanalSat. Dernière solution, fortement développée ces dernières années, l’emprunt de réseaux de télécommunication ADSL. Il est alors nécessaire de négocier la présence dans les bouquets Free ou Orange TV.

Les chaines de télévision recherchent alors des moyens de s’affranchir de ces contraintes de négociation parfois trop pesantes, et semblent trouver des solutions dans ce que l’on pourrait appeler « la télévision du futur », ou comment utiliser les nouvelles technologies et l’avènement d’Internet dans la programmation télévisuelle. L’une de ces solutions, qui utilise les nouvelles technologies et les interactions avec Internet, s’agirait pour les chaines de s’installer directement sur le disque dur des téléviseurs. C’est notamment le cas de TF1 qui vient de faire un pas vers cette nouvelle manière de diffuser les programmes. En effet, la chaine privée vient d’annoncer un accord passé avec le fabriquant Samsung afin d’embarquer ses programmes, services et portail vidéo sur les téléviseurs et lecteur blu-ray de la marque. Ceux-ci seront connectés à Internet en wifi, ce qui permettra au téléspectateur de bénéficier de tous les services directement sur son téléviseur, et non plus sur un simple ordinateur. De plus, de nombreux services et contenus supplémentaires seront de ce fait directement accessibles pour les utilisateurs.

Ce changement stratégique, souligné par Nonce Paolini, le président de TF1, est un moyen pour la chaine « de nouer des partenariats stratégiques avec les grands acteurs de l’électronique grand public, dans des conditions respectueuses du public et de l’écosystème audiovisuel ». Cela témoigne en effet d’une volonté forte de la chaine privée de renforcer son image, souvent mise à mal et critiquée. Il s’agit également d’un moyen de répondre aux besoins émergents des téléspectateurs. En effet, ceux-ci se veulent de plus en plus « télé-spectateur-acteurs », ils souhaitent plus d’autonomie dans le choix des programmes, plus d’interactivité avec le poste de télévision, de la rapidité tout en bénéficiant du confort qui résulte du visionnage des programmes sur les écrans de télévision, le plus souvent LCD ou Plasma.

01
jan
10

La mutation de la télévision, ou les avantages de la télévision du futur pour les chaines

Nous l’avons dit, les téléspectateurs souhaitent visionner les programmes sur leur téléviseur tout en bénéficiant des services proposés par les chaines via le web, par conséquent sur leur ordinateur.

Il y a quelques années encore, regarder la télévision sur son ordinateur témoignait d’une grande sensibilité à l’évolution des technologies, et était perçue comme une révolution. A l’heure actuelle, la tendance s’inverse et c’est la télévision qui mute, de plus en plus, vers l’ordinateur personnel. Même si les chaines doivent encore passer des accords avec les fabricants de téléviseurs, à l’instar de TF1, afin d’utiliser cette technologie, les avantages en sont multiples. Les chaines feront des économies colossales sur les coûts de diffusion (facturation de TDF, Numéricable…). Par ailleurs, elles arriveront facilement à toucher tous les téléviseurs, le parc étant renouvelé, en France, en moyenne tous les 5 ans. Enfin, les chaines seront en mesure de proposer plus d’interactivité au téléspectateur, ce qui répond à son besoin de rapidité et d’accessibilité.

Le public pourra notamment bénéficier de la catch-up Tv, la fameuse télévision de rattrapage. Il s’agit à la fois d’un type de service à destination des téléspectateurs, mais également d’un mode de « consommation » d’émissions de télévision. Grâce à la connexion Internet, les téléspectateurs auront la possibilité de regarder un programme en différé et gratuitement, pendant quelques jours, dans des conditions identiques à celles d’un visionnage en direct. Ce service connaît un succès croissant, notamment avec l’exemple de M6 replay. Cependant, il est encore majoritairement disponible sur PC, le service sur la télévision restant encore largement à exploiter. Ces mutations des besoins, des technologies permettent à la télévision de muter petit à petit vers une télévision du futur. Même si celle-ci semble inéluctable, elle n’en est pas moins nécessaire, le système actuel n’étant plus viable à long terme.

Cependant, il est nécessaire de s’interroger également sur d’éventuelles limites de ce nouveau système. Le prix de négociation avec les fabricants de téléviseurs, par exemple, reste assez flou. Même s’il reste en deçà des couts de diffusion par TDF ou les bouquets satellites, les chaines auront tout de même à en tenir compte lors des négociations. De plus, les chaines devront certainement, au début, être présentes à la fois sur les disques durs des téléviseurs et sur la diffusion classique (chaines hertziennes ou bouquets) afin de toucher un nombre équivalent de téléspectateurs, avant le renouvellement total de la flotte de téléviseurs.

Ainsi, même si le glissement vers une télévision du futur a débuté, les différents acteurs se doivent de rester prudents et de mettre à jour de nouvelles contraintes, différentes mais bien existantes.

30
déc
09

Les nouvelles offres widget déjà disponibles sur les téléviseurs Phillips..

Phillips a créé des nouveaux téléviseurs permettant d’accéder à des offres widgets.  Ces télévisions intègrent une nouvelle technologie baptisée le  « Net Tv ». Chez Philips, le téléviseur se relie directement à un modem ADSL, soit par un câble Ethernet, soit en utilisant le Wifi. Grâce au « Net Tv » le téléviseur affiche un portail web (comme vu précédemment) dédié dans lequel il est possible de naviguer avec une télécommande traditionnelle.

Dans le cas de Philips il n’y a plus de clavier et de souris, on ne peut qu’utiliser la télécommande fournie avec le poste. Pour son « Net Tv », le constructeur a signé quelques partenariats  avec des acteurs du secteur afin qu’ils adaptent leur contenu pour les autres modèles de la marque (série 9000 et cinéma 21 :9). Sur le portail « Net TV » on retrouve de grandes marques du média Internet : Youtube, EBay ; ou encore des applications  comme My album pour partager ses photos, Netlog, et TomTom pour les informations trafic.

Encore une fois le « Net Tv » ne permet pas de naviguer sur Internet comme sur un poste informatique, il faut que les contenus soient adaptés au portail : « Laissez Net TV vous faire découvrir certains des meilleurs sites Web conçus spécialement pour votre téléviseur. » Philips.

Tous les constructeurs de téléviseurs utilisent une technologie développée par leurs soins. Il n’y a pas encore de standardisation. Il serait, en conséquence, judicieux que les géants des diffuseurs se mettent d’accord afin d’utiliser une même technologie pour tous les postes, quelle que soit la marque, et qui serait plus adaptée au site déjà contenu sur Internet. La standardisation permettra la communication entre tous les produits.

En extrapolant, on peut se projeter dans l’avenir avec la création de Widgets permettant de communiquer avec un microphone et une webcam à propos d’une émission ; ou encore des jeux en réseau  destinés aux utilisateurs. De plus, on peut aussi mêler les systèmes de communication avec la téléphonie mobile. Imaginez regarder un clip à la télévision, une bannière s’affiche (grâce à une fenêtre widget) qui propose l’achat de places de concert par rapport à l’artiste qui passe à la télévision ; il suffit d’appuyer sur le bouton “Ok” de la télécommande pour acheter les places. Si vous désirez profiter du spectacle à deux, vous allez directement sur le widget de tchat, pour parler à un/une de vos ami(e). Seulement votre ami, n’est pas devant son téléviseur, mais utilise son mobile ; il/elle vous donne une réponse par son mobile : « oui ». Vous achetez donc des billets pour le concert. Ces billets seront sous forme de billets électroniques et directement envoyés sur votre boite mail. Puis vous pouvez avertir tous vos amis via twitter.

Les interactions avec la télévision n’ont plus de limites. Dans les années à venir, les annonceurs auront aussi de nouvelles façons de communiquer, certainement  plus ciblées, et avec une qualité de réception accrue. Tout de même, si les bannières s’affichent de façon délibérée, il peut y avoir un risque que l’utilisateur soit inondé de publicités, de la même manière que sur les sites internet (bannière, pop-up…).

24
déc
09

le téléspectateur se transforme t-il petit à petit en téléspect-acteur?

Les évolutions technologiques conduisent les informations sur de multiples canaux, supports, ou médias.

Cela fait plus de 15 ans que des recherches  sur la manière de combiner le media internet et le média télé ont  commencé. En effet, en  1996, Frédéric ZANA, chercheur à l’ENS, affirmait dans ses travaux sur « Internet ou la télévision interactive » que les technologies du numérique permettraient une plus grande interactivité et la mise en place de nouveaux services à destination du téléspectateur. « Une page web pourrait s’afficher sur simple choix du téléspectateur moyennant, par exemple, l’ajout d’une touche supplémentaire sur la télécommande ». Ce type de technologie ne sera possible que si on ajoute des données numériques à l’image qualifiée de bits. Ces « bits » permettraient de contrôler à distance un terminal que l’on qualifiera de serveur, pour qu’une page web puisse s’affichait sur la télévision.

Par ailleurs, cela permettrait d’avoir une plus grande interactivité avec les spectateurs. Ceux-ci auraient le choix, lors d’une émission par exemple, d’aller chercher des informations sur internet afin d’assouvir leur savoir, ou même échanger des informations avec d’autres téléspectateurs via des messageries instantanées uniquement réservées à l’émission, des sortes de « t’chat » privé. Les programmes télés pourraient, aussi, proposer directement des liens à la surface de l’image pour guider le téléspectateur.

Le téléspectateur aurait, en conséquence, plus de choix, et contribuerait ou compléterait l’émission, le programme qu’il regarde, avec l’interaction que lui permettrait la télévision. Celle-ci devient alors un nouveau « support physique », voir hardware, pour internet.

Nous avons pris, dans cet article, les téléspectateurs comme point de résultat des interactions entre la télévision et internet, mais d’autres problématiques sont à se poser :

-          Comment les sites commerciaux comme Amazone pourront tirer partie de cette combinaison ?

-          Quels seront les conséquences entre les chaînes dites généraliste et celles spécialisées ?

-          Comment les fournisseurs d’accès vont-ils se servir de cette nouvelle technologie ?

-          Que va faire le législateur en terme de protection des données et des chaînes ?

10
déc
09

Les chaînes spécialisées laissent-elles encore une raison d’exister aux chaînes généralistes ?

Les chaînes spécialisées laissent-elles encore une raison d’exister aux chaînes généralistes ?

Par définition, une chaîne dite « spécialisée » s’oppose à une chaîne généraliste qui vise une plus large audience. Une chaîne spécialisée cible ses auditeurs en se focalisant sur une thématique précise. Les évolutions du paysage audiovisuel ont permis une multiplication des chaînes de plus en plus spécialisées. Le succès rencontré par la multiplication de petites chaînes thématiques conduit à la remise en question de l’efficacité du concept de « chaîne généraliste ». Difficile de ne pas s’interroger aujourd’hui sur la pertinence du fonctionnement d’une chaîne généraliste. Alors qu’il existe de plus en plus de moyens de transmission des programmes et que les chaînes spécialisées offrent paradoxalement de la diversité et de nouvelles opportunités par la différence des programmes proposés sur les chaînes généralistes, comment le modèle classique de la télévision de masse pourrait-il résister ? Que gagnerait une chaîne généraliste à garder l’idéologie classique qui consiste à vouloir plaire au plus grand nombre par quelques compromis alors que les chaînes spécialisées choisissent de se focaliser sur un thème précis pour séduire un public précis ?

Des chaînes spécialisées davantage en phase avec les attentes du téléspectateur:

L’avantage principal des chaînes spécialisées reste qu’elles offrent la possibilité au téléspectateur de regarder un programme en rapport avec ses goûts personnels. Les chaînes spécialisées offrent des programmes personnalisés au téléspectateur et participent de ce fait à l’idée d’une télévision segmentée qui diffuse des programmes à la carte, plus affinés, aux antipodes du concept de télévision de masse. Puisqu’il y a un phénomène de multiplication des chaînes thématiques, on peut dire qu’il existe autant de thèmes que de publics. Ainsi, en regardant une chaîne spécialisée de son goût, le téléspectateur profite davantage de sa télévision, sans doute en passant plus de temps devant son écran, et n’a plus l’impression de financer une télévision dont certains programmes ne lui conviennent pas. Autrement dit, le téléspectateur aura tendance à préférer une multitude de chaînes spécialisées dans un domaine précis au détriment d’un choix restreint de chaînes à larges audiences.

Le développement des chaînes thématiques est-il annonciateur de la mort des chaînes généralistes ?

Ce n’est pas parce que le concept traditionnel des chaînes traditionnelles connaît quelques difficultés qu’il doit être enterré. En effet, même si les modes de financements (principalement assurés par la publicité) ne semblent plus vraiment adaptés, le contenu des chaînes généralistes permet de diffuser (et de rendre accessible au plus grand nombre) des programmes destinés à un auditoire plus large. Ainsi, les films, les émissions de divertissement, les séries dans l’ère du temps, l’actualité ou encore les jeux populaires sont diffusés sur des chaînes généralistes, parce qu’elles sont adaptées pour diffuser de la variété, en ce sens qu’elles ne sont pas soumises aux contraintes de ciblage et de spécialisation des chaînes thématiques. Le fait que la chaîne généraliste ne soit pas diffusée sur des canaux imposant l’abonnement au téléspectateur permet de toucher une audience plus importante et plus large car le téléspectateur ne subit pas d’exclusions par le prix. Cela étant dit, les chaînes généralistes devront adapter leurs programmes et leurs grilles à des téléspectateurs de plus en plus connectés à Internet.

Peut-on d’ailleurs encore parler de « téléspectateurs » alors que certaines chaînes proposent de suivre leurs programmes en streaming sur internet ? Ne doit-on pas plutôt parler de cyber-spectateur invité à découvrir des programmes à partir d’une web-TV devant un écran (écran de télévision, de téléphone, d’ordinateur…)?

10
déc
09

Présentation du Figaroux


Bienvenue sur le WordPress du Figaroux ! Le MediaBlog ;)

Le Figaroux est le nom d’un blog crée par des étudiants en Master spécialisé dans l’Entreprise des Médias à Euromed-Management. Les objectifs de ce blog sont clairs et ciblés. Nous avons la volonté et la curiosité de poser des débats qui porteront l’évolution des médias, et plus précisément sur les mutations de la télévision. Effectivement, la télévision connait de profondes mutations qui engendrent des changements juridiques et sémantiques. L’émergence de nouvelles technologies empruntées au monde du jeu vidéo, le développement des métadonnées émanant de plus en plus du téléspectateur, la numérisation des programmes, ou encore la pluralité des canaux de distribution rendent les règlementations habituelles et les modes de financements traditionnels obsolètes. Ces évolutions nous laissent donc poser de nombreuses questions sur le devenir de la télévision. Quel avenir pour la télévision? Comment parvenir à établir une monétisation stable des audiences à l’heure où le téléspectateur rejète de plus en plus la publicité? Doit-on désormais parler de télévision IP de plus en plus liée à Internet, dont la capacité de diffusion est extrêmement puissante? Au delà des débats entre internautes, notre démarche consistera à tenter de comprendre les perspectives d’avenir de la télévision, souvent floues et difficiles à saisir dans les détails. Nous avons conçu ce blog dans le but de mieux saisir ensemble les enjeux à venir de la télévision et comptons bien sur la participation d’internautes avisés pour nous aider à structurer nos idées.

Bonne visite à tous,

Le Figaroux




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